Communiqué de press

The Era of Africa (TEOA), association dynamique et oeuvrant pour l’émergence du continent africain, déploie ses activités dans des secteurs cruciaux tels que l’énergie, l’agriculture, l’éducation, les nouvelles technologies ainsi que dans d’autres domaines nécessitant une intervention ponctuelle.

Afin de sensibiliser les populations aux enjeux des énergies renouvelables, TEOA a ainsi organisé une conférence sur les énergies renouvelables en Afrique le 23 novembre 2017.

Cette conférence a eu pour objet de donner une vision globale des enjeux soulevés par les énergies renouvelables (EnR) et les problématiques particulières liées à l’Afrique. L’association a eu l’honneur de recevoir différents acteurs des énergies renouvelables intervenants dans des domaines différents et essentiels.

À travers une présentation générale, M. Jean-Louis Bal, président du syndicat des énergies renouvelables, a pu donner une vision globale des enjeux et défis de l’Afrique face aux EnR. En effet, l’accès aux énergies renouvelable est un défi majeur en Afrique : 60% de la population africaine n’a pas accès aux réseaux électriques, soit environ 600 millions de personnes. Des projets de production décentralisée – basés sur les énergies renouvelables – pourraient permettre l’exploitation de ce marché au potentiel important. La rapide diminution du coût des déploiements des énergies renouvelables permet de diminuer leurs coûts et les soutiens publics : bénéfices sociaux et industriels (plus de 9 millions d’emploi dans ce secteur) et accès à l’énergie sont des conséquences positives de leur développement.

M. Damien Ricordeau, fondateur du cabinet de conseil Finergreen, et M. Thierry Barbaut, développeur de projets et conseil en NTIC, ont respectivement démontré que le marché des EnR représente un grand potentiel pour les acteurs du secteur privé en Afrique et dans le monde. Ces opportunités s’appliquent au marché de l’innovation et du numérique lié aux EnR comme l’illustre le forfait « pay as you go » au Kenya par exemple. En outre, différentes modalités de financement de projets se rapportant aux EnR en Afrique existent et doivent être connus du public telles que celles proposées par les ONG (i.e. l’Agence des microprojets), les banques et les institutions financières qui sont de plus en plus sensibilisées à ce nouveau défi pour le continent.
Enfin, les États développent de plus en plus leur réglementation afin d’attirer, rassurer les acteurs du secteur privé in fine encourager les projets liés aux EnR comme l’a présenté M. Hugues de La Forge, avocat associé au sein du cabinet Fidal.
À titre d’exemple, l’Egypte, le Maroc et la Côte d’Ivoire ont pour objectif d’augmenter la part des EnR dans leur mix énergétique d’ici 2020 à 20% pour l’Égypte ou 42% pour le Maroc.

Si l’Afrique importe aujourd’hui près de 80% de ses besoins énergétiques, il faut tout de même souligner que les initiatives publiques comme privées laissent présager une meilleure couverture énergétique verte du continent dans les prochaines années. TEOA entend contribuer à cette avancée en dotant un village burkinabé, avec l’aide d’une association locale, de lampes solaires produites par la société Lagazel disposant d’une usine locale.

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